Chez la femme, perdre ses cheveux peut être très mal vécu : perte de sa féminité, de confiance en soi, complexes.
Ici, nous allons essayer d’expliquer les différentes causes de chutes de cheveu et comment y remédier.
Différence entre chute et casse
Dans un premier temps, il faut faire la différence entre une chute et de la casse.
Lors d’une chute, le cheveu tombe avec le bulbe (C’est la racine du cheveu). À l’extrémité du cheveu, nous pouvons observer à l’œil nu une petite boule blanchâtre.
C’est un nouveau cheveu qui sera alors produit.
Alors que si la fibre capillaire se casse, la racine reste implantée dans le cuir chevelu, le cheveu sera alors plus court, mais continuera sa croissance.
Différents types de chute
Effluvium télogene
C’est une chute de cheveu passagère et non localisée, la chute a lieu de façon uniforme sur toute la tête. En temps normal, nous perdons 50 à 100 cheveux par jour, ce qui correspond au renouvellement capillaire normal. Mais dans le cas d’un effluvium telogene, c’est une grande quantité de cheveux qui tombent, bien plus que la normale, ça peut être des poignées. Tu remarqueras souvent, une perte de densité capillaire.
Elle intervient environ 3 mois après l’événement l’ayant déclenché.
Les facteurs déclencheurs sont :
– Le changement de saison (en automne et au printemps où les durées d’exposition au soleil changent, cela a un impact sur notre production d’hormones et les hormones ont un impact sur le cycle capillaire).
– La grossesse et l’accouchement. Pendant la maternité, le corps de la femme connaît de grands bouleversements hormonaux. Sachant que le cycle pilaire est soumis aux hormones, c’est pourquoi beaucoup de femmes font face à une chute après un accouchement.
– L’arrêt de pilule très dosée en œstrogène. Les œstrogènes sont des hormones féminines qui prolongent la durée de vie des cheveux. Donc leur arrêt, entraînent les cheveux en phase de chute.
– L’anesthésie générale
– Une forte fièvre
– Un choc affectif (décès, divorce,…)
– Un régime draconien entrainant des carences alimentaires (en fer, zinc, vitamine du groupe B, cuivre,…)
– Le stress : il entraîne une augmentation d’hormones telles que le cortisol, l’adrénaline et les androgènes. Ces hormones entraînent chez certaines personnes qui y sont sensibles un raccourcissement du cycle : donc une chute de cheveux.
– Certains médicaments
– Certaines pathologies comme le diabète, les maladies de la thyroïde, la pelade (celle-ci est souvent localisée.)
– Une mauvaise routine capillaire
Ces chutes de cheveux ne durent pas au-delà de 3 mois sans produire de repousses, lorsque l’élément déclencheur ne persiste pas.
Si au bout de 4 mois il n’y a pas d’amélioration, c’est que cela devient chronique, il faut faire appel à des aides externes.
Comment y remédier ?
Au niveau psychologique dans le cas de stress ou d’un choc affectif (divorce, décès,…)
Au niveau nutritionnel : en équilibrant son alimentation, tu peux t’aider en prenant des compléments alimentaires lors de carence.
Au niveau cosmétique : en appliquant un sérum anti-chute.
D’autres techniques existent comme :
– Le microneedling : des micro-perforations sont effectuées au niveau du cuir chevelu, cela va stimuler le bulbe du cheveu en produisant de nouvelles cellules et améliorer la circulation sanguine.
– La mésothérapie : consiste à injecter directement les éléments nutritifs au niveau du bulbe, cela va stimuler la repousse.
Chute par traction
C’est toute traction excessive du cheveu qui va tirer la racine du cheveu en dehors de son follicule pileux. Pour imager cela avec une plante, le follicule pileux correspond au pot et à la terre, les racines de la plante au bulbe ancré dans la terre et la plante à la fibre capillaire.
Si nous tirons sur la plante, elle sera arrachée hors du pot de terre, il se passe la même chose avec les cheveux soumis à une forte traction.
Cela se produit dans le cas de tresses fines trop serrées, de rajout capillaire lourd, de foulard trop serré et de chignon serré.
Chaque individu a un capital de 25 à 30 cycles par cheveu au cours de sa vie. À chaque fois qu’un cheveu tombe, c’est un cycle épuisé (par exemple au lieu qu’un cycle dure 6 ans, il va être réduit à quelques mois et un autre cycle va prendre le relais).
Si tu répètes ces traumatismes dans le temps, ton nombre de cycles va s’épuiser très rapidement. Les signes alarmants sont des repousses de plus en plus fines sur les tempes : zone la plus fragile.
Que faire ? Arrêter ces traumatismes capillaires avant qu’il ne soit trop tard, les renforcer avec des sérums de pousse. Le microneedling est une technique qui peut t’aider à récupérer tes cheveux au niveau des tempes.
Sinon lorsque ton capital en terme de nombre de cycle est épuisé : la seule solution est la greffe capillaire.
Alopécie androgénique
C’est une perte de cheveu hormonale et héréditaire. Chez la femme, les racines des cheveux sont sensibles aux hormones androgènes (c’est cette sensibilité qui est héréditaire.). Lorsque ces hormones seront en contact avec la racine, ils vont accélérer la chute du cheveu.
À la longue, cela va épuiser le stock de renouvellement du cheveu. Il va s’en suivre des cheveux de plus en plus fins et un cuir chevelu de plus en plus clairsemé.
Ce type d’alopécie peut se déclencher lors de la puberté, de la maternité ou de la ménopause.
Comment reconnaître l’alopécie androgénique ?
L’évolution diffère de celle de l’homme.
Elle débute par une diminution de densité sur le haut du crâne allant jusqu’à une diminution de 70 % des cheveux sur cette même zone.
Comment la traiter ?
D’abord poser le diagnostic chez un professionnel comme un dermatologue spécialisé dans les pathologies du cuir chevelu.
Celui-ci pourra prescrire du Minoxidil 2% qui permet de ralentir voir stopper la chute.
Le gynécologue pourra aussi prescrire un contraceptif anti-androgènes (souviens-toi, ce sont les androgènes qui agissent comme un poison sur les racines du cheveu, dans le cas de l’alopécie androgénétique).
Conclusion
Si tu souffres de chute de cheveu, il est important de poser un diagnostic rapidement, plus tu t’y prendras tôt, plus il sera possible de garder une bonne densité capillaire.
Les éléments qui causent une chute capillaire sont généralement soit psychologiques, hormonales, traumatiques ou nutritionnels.
Donc je conclurai en te disant que les piliers pour stopper ou tout du moins ralentir une chute capillaire sont :
– une bonne gestion de tes émotions
– une prise de sang de contrôle
– des gestes doux avec tes cheveux
– et une alimentation équilibrée.

